Miser sur une économie de la qualité et sur la formation pour créer des emplois

L’économie régionale est caractérisée par une vocation exportatrice forte (2e meilleur excédent commercial régional français), grâce notamment à la production de biens et services industriels et à l’agroalimentaire. De fait, elle dépend aussi plus que d’autres de la conjoncture internationale.

De façon à maintenir et accroître notre bonne insertion dans la production et les échanges internationaux, la région dispose d’instruments précieux. Sa double compétence en matière d’économie et de formation lui donne, en effet, une capacité d’action concrète. En tant qu’architecte des stratégies de l’économie et de la formation, la région veillera ainsi à conforter la convergence des outils et la cohérence des dispositifs de formation avec ceux du développement économique.

Ce n’est pas d’une région en grand dont les Bourguignons et les Francs-Comtois ont besoin, mais bien d’une économie qui fait de la qualité le grand défi à relever pour que l’économie produise plus de valeur ajoutée. Il faut se positionner sur des marchés à forte rentabilité qui permettent de rémunérer les compétences. Au-delà des leviers nationaux et internationaux portant sur la compétitivité des coûts, c’est essentiellement sur la compétitivité dite « hors coût » que la région dispose de leviers qu’elle entend mobiliser pleinement.

Agir sur la compétitivité, c’est accompagner les porteurs de projets en proximité, en lien avec les intercommunalités, pour faciliter l’émergence et la croissance des projets de développement économique porteurs d’emplois. Ces enjeux de territorialisation et de coopération sont d’autant plus cruciaux que les départements perdent aux profits des régions leurs compétences économiques. Ainsi, dans cet esprit, la région doit généraliser des fabriques à projets sur le terrain. Tout comme elle a besoin de protéger et de promouvoir une agriculture de proximité ancrée dans les territoires, en s’engageant par exemple à servir 50 % de produits bio et/ou locaux dans les cantines des lycées d’ici la fin du mandat.

Agir sur la compétitivité, c’est miser sur la recherche et l’innovation pour investir dans les emplois de demain. C’est pourquoi la région favorisera l’émergence d’un écosystème porteur sur son territoire, qui devra mieux relier enseignement supérieur, recherche et entreprises pour assurer l’essor économique de la région.

Agir sur la compétitivité, c’est relever le défi de la révolution numérique, considérée comme un levier de développement essentiel pour les entreprises et les territoires. La région entend ainsi contribuer à l’accélération du déploiement des infrastructures et des usages numériques.

Agir sur la compétitivité, c’est favoriser l’attractivité et le rayonnement touristique et international de la Bourgogne-Franche-Comté pour faire une place à la région en France, en Europe et dans le monde. La compétitivité de la région passe notamment par un soutien aux PME dans l’accès à l’internationalisation des échanges (actions collectives et culture de l’export). Dans le même temps, la région devra développer un marketing territorial offensif, à même d’attirer les talents.

Agir sur la compétitivité, c’est développer et protéger la ressource la plus précieuse qu’est la ressource humaine. Il n’est d’économie et d’emploi que grâce aux femmes et aux hommes qui la font. Notre ambition, c’est la formation tout au long de la vie, depuis le lycée et l’apprentissage jusqu’à l’université et la formation professionnelle des demandeurs d’emploi et des salariés. Une formation qui doit à la fois coller aux aspirations des personnes et aux besoins de l’économie régionale. C’est donc une ambition massive et personnalisée, où l’enjeu de la carte des formations et de l’orientation est au centre des parcours professionnels que la région entend accompagner et sécuriser.

Car assumer l’exigence de compétitivité ne signifie pas pour autant céder à une société de marché et à la loi du plus fort. C’est en cohérence avec ses valeurs de coopération et de solidarité que la région continuera de faire du dialogue social territorial avec l’ensemble des partenaires sociaux le cadre privilégié pour sécuriser les parcours professionnels des salariés et expérimenter localement de nouvelles voies pour lutter concrètement contre le chômage. C’est aussi dans cet esprit que la région entend rester à la pointe du développement de l’économie sociale et solidaire, considérée non pas comme un secteur à part mais comme une composante essentielle de nouveaux modèles de développement économique plus durables et plus partagés. Le soutien au développement des emplois d’utilité sociale s’inscrit dans cette vision du développement économique qui fait une place à chacun.

 

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