Engagement #3

Promouvoir l’économie sociale et solidaire

L’ESS est une manière d’entreprendre qui place l’homme au cœur du projet d’entreprise. Sa gouvernance démocratique lui permet de conjuguer la performance économique, l’innovation sociale et le respect de l’environnement. »

L’ESS est un secteur en croissance et créateur d’emplois. Les politiques menées sur les deux anciens territoires étaient disparates, en particulier pour le soutien aux réseaux et l’aide aux postes, structurellement plus développée en Franche-Comté.

En Bourgogne, les moyens étaient dédiés à la consolidation des modèles économiques des entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) via des dispositifs de sensibilisation, d’accompagnement à la création et au développement des projets ainsi que par des aides directes favorisant les investissements immobiliers et productifs, des dispositifs de garantie des projets éco­nomiques, des dispositifs de promotion de l’ESS et d’accompa­gnement à l’innovation sociale.

La Franche-Comté a démontré un engage­ment particulier pour la consolidation et la diversification des filières d’activités de l’ESS avec le dispositif Tremplin Solidarités. Son but ? Soutenir l’activité économique et la profes­sionnalisation des emplois et des activités de l’aide à domicile associatif à but non lucratif. La région s’est également employée à apporter des réponses financières adaptées aux spécificités des entreprises de l’ESS, et à encourager l’innovation sociale avec l’expé­ri­mentation d’un fonds régional de l’innovation en partenariat avec Bpifrance. Sans oublier « Emergence », dispositif d’accompagnement des territoires à l’émer­gence d’activités « qui répondent à des besoins sociaux non couverts tout en créant des emplois », Rally’nov pour le repérage et la valorisation des initiatives socialement innovantes, et le soutien aux réseaux et aux projets d’animation structurants.

La loi Eco­nomie sociale et solidaire du 31 juillet 2014 pose l’ambition d’un changement d’échelle et une accélération de la croissance du secteur autour de cinq piliers :

  • Reconnaître l’ESS comme un secteur spécifique ;
  • Renforcer les politiques de développement local durable ;
  • Consolider le réseau des acteurs, le financement et la gouvernance ;
  • Développer la coopération (SCOP, SCIC) ;
  • Donner plus de prérogatives aux salariés dans les décisions.

La loi NOTRe consacre la place de l’ESS en l’inscrivant dans le cadre du schéma régional de développement économique, d’innovation et d’inter­nationa­lisation  (SRDEII). Les orientations en la matière sont définies sur la base des propositions formulées au cours des conférences régionales de l’économie sociale et solidaire instituées par la loi. Le SRDEII, conçu suite à une large concertation et adopté fin 2016 par le conseil régional, fait du développement de l’ESS un impératif de mandat.

Une série de propositions a émergé dans trois grands domaines : développer, innover et changer d’échelle.

Développer l’ESS

Pour développer l’ESS, les acteurs ont mis en évidence la nécessité de réaliser des études de marché et d’en professionnaliser les structures. Cela pourrait permettre de promouvoir l’ESS auprès des investisseurs. Le décloisonnement  entre l’entrepreneuriat classique et l’ESS peut être le fruit de partenariats et de mutualisations de projets. Leur proposition : hybrider les ressources  pour mobiliser aussi bien des fonds publics que privés. Des participants ont, par ailleurs, suggéré d’étudier un dispositif permet­tant d’encourager le compagnonnage, lequel favorise l’es­saimage de projets.

Promouvoir l’innovation

Pour innover dans le secteur de l’ESS, les acteurs ont posé la question de la gouvernance et l’importance des partenariats public-privé. Ils veulent donner une meilleure visibilité au secteur au sein de l’économie globale, avec une attention particulière au pilotage de l’innovation.

Changer d’échelle

Pour réussir à changer d’échelle, les acteurs de l’ESS ont insisté sur le besoin de décloison­nement à tous les niveaux : mutualisation du financement et construction d’un réseau des structures d’accom­pa­gnement de l’innovation sociale. La communication, la promotion de l’ESS et la construction d’une politique régionale devraient faciliter ce processus.

Accompagner les entreprises de l’ESS

Pour épauler l’évolution de ce secteur porteur, la région doit accompagner ces entreprises. Elle doit également consolider et diversifier les filières avec l’adaptation des marchés publics, des appels d’offres et des clauses d’insertion et le soutien aux circuits courts de financement. Ces actions se traduiront par la promotion de l’entrepreneuriat sous forme ESS, l’accompagnement des porteurs de projets et des entreprises en veillant à leurs attentes et spécificités – passage de cap de croissance, constitution de collectifs, restructuration –, la consolidation des modèles économiques des entreprises et le développement de formes novatrices d’entreprendre comme les familles de coopératives, coopérative d’artisans, reprise sous forme de SCOP, entrepreneuriat social.

Favoriser l’innovation sociale

La région doit développer ses dispositifs d’incitation à l’innovation sociale : dispositif, générateurs de type « Emergence », en les rapprochant des projets des territoires qui se sont mobilisés dans le cadre de l’initiative « zéro chômeur de longue durée », et aides à l’innovation sociale (Rally’nov, prix de l’innovation sociale, prix de l’ESS dès 2016, FRISO et promotion de la RSE). Enfin, elle doit accompagner les projets qui permettront à l’économie sociale et solidaire de changer d’échelle, comme celui de la Cité de l’autre économie à Dijon.

L’élargissement à la Bourgogne-Franche-Comté des dispositifs de valorisation de l’innovation sociale tels que «Rally’nov»

Cette manifestation promeut les initiatives socialement innovantes des entreprises de l’économie dite classique et de l’économie sociale et solidaire du territoire régional. Née en Franche-Comté en 2011, elle a été élargie dès 2016 à la grande région. Dans un même temps, le Concours régional de l’ESS, né en Bourgogne avec l’objectif de mettre en lumière et de récompenser les initiatives exemplaires et/ou innovantes en matière d’ESS, a été étendu à la Franche-Comté.

3 contributions

Gobier

Il est important de soutenir l'économie sociale et solidaire. A côté de l'économie "dure" elle apporte de la cohésion dans la société et permet entre autres de remettre en selle les personnes oubliées ou délaissées. C'est aussi une économie qui s'intéresse au recyclage et qui par là même permet de lutter contre le gaspillage et le réchauffement climatique

La Chouette monnaie

Les monnaies locales complémentaires sont des outils efficaces de relocalisation de l'économie, de multiplication des échanges, de soutien à l'économie réelle et de développement de l'économie sociale et solidaire. Le projet "La Chouette" sur le bassin de vie dijonnais, à l'image de la Pive sur Besançon font parties des 30 monnaies locales françaises en projet, en plus des 30 déjà en circulation aujourd'hui (Nous serions heureux de pouvoir échanger avec des représentants de la Région sur ce sujet).
Les membres du collectif "La Chouette".

Brigitte BAIN

multiplier les TPE et PME permet l’emploi local, de pérenniser les savoir-faire, d’avoir des produits et biens de qualité, de recevoir un revenu décent et de contribuer à une vie en société plus riche

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