Structure de l’emploi en Bourgogne-Franche-Comté

Une économie très exportatrice, plus industrielle et plus agricole, mais une faible progression de l’emploi tertiaire

Plus industrielle, plus agricole et moins tertiaire que la moyenne française, la Bourgogne-Franche- Comté (4 % de l’économie nationale) compte 1,08 million d’emplois pour un produit intérieur brut (PIB) de 71,5 milliards d’euros en 2013.

Très tournée à l’international et vers l’export, la région génère le 2e meilleur excédent commercial français (+ 3,9 milliards d’euros). Les cinq principaux secteurs exportateurs sont :

  • les produits liés à l’automobile ;
  • la sidérurgie ;
  • la production de machines ;
  • la production de matériel électrique ;
  • la production de boissons.

Sur les vingt-cinq zones d’emploi identifiées dans la région, cinq concentrent plus de la moitié (56 %) des emplois : Dijon (193 050), Belfort-Montbéliard-Héricourt (133 730), Besançon (125 400), Auxerre (81 030), Chalon-sur-Saône (73 570). Dix zones d’emploi ont, par ailleurs, une spécificité industrielle.

Le poids important de l’industrie (la Bourgogne-Franche-Comté est la première région industrielle de France pour la part de l’emploi industriel dans l’emploi total) et de l’agriculture (deuxième région en création de valeur ajoutée) dans la structure productive régionale contribue à maintenir un emploi moins polarisé par les villes importantes, contrairement aux régions où les grands centres urbains prédominent.

Logiquement, la structure sectorielle de l’emploi de la région influe aussi sur la qualification des actifs en emploi. Celle-ci est ainsi plus faible en Bourgogne-Franche-Comté qu’au niveau national. Les cadres, professions intellectuelles supérieures, professions libérales et les professions intermédiaires, agents de maîtrise et techniciens sont moins nombreux en proportion, à l’inverse des ouvriers qualifiés et des ouvriers non qualifiés.

Les zones d’emploi de Dijon, Besançon et Belfort- Montbéliard-Héricourt affichent les niveaux de qualification les plus élevés de la région. Les plus faibles concernent les zones de Louhans, de Morteau, de Châtillon, du Charolais, du Morvan, de Cosne-Clamecy, d’Avallon ou encore de Gray.

La Bourgogne-Franche-Comté affiche un taux d’activité de 73 %. Cinquième région française ayant la plus forte proportion d’actifs, la Bourgogne-Franche-Comté décroche la première place pour le taux d’activité des jeunes de 15 à 24 ans.

Mais, depuis 1990, le poids de la région recule dans l’ensemble de la richesse nationale produite, passant de 4,2 % à 3,5 % en 2013, enregistrant la croissance en volume la plus faible de France métropolitaine (+ 17,2 % contre + 42,1 %). Alors que la plupart des régions françaises a atteint un niveau de PIB supérieur à celui d’avant la crise de 2008, la Bourgogne-Franche-Comté fait ainsi figure d’exception avec les régions Grand Est et Hauts-de-France : son PIB régional reste inférieur de 5,4 % à celui de 2008. Ces deux régions partagent avec la Bourgogne-Franche-Comté des similitudes de structure : poids plus élevés de l’agriculture et de l’industrie dans la valeur ajoutée régionale et services marchands – en particulier ceux dédiés aux entreprises – moins prégnants.

Inégalités salariales et départs à la retraite

Des inégalités salariales entre hommes et femmes : les métiers exercés et le temps de travail expliquent plus de la moitié des écarts

En Bourgogne-Franche-Comté, le revenu salarial annuel moyen des femmes est inférieur de 26 % à celui des hommes. Si les femmes travaillent davantage à temps partiel, cet écart s’explique surtout par une différence de salaire horaire net (16,7 %). D’un secteur d’activité à l’autre, les écarts sont très variables mais toujours en défaveur des femmes.

La répartition sexuée des métiers explique partiellement l’écart de salaire horaire. Les femmes occupent, en effet, des postes de travail souvent moins qualifiés et donc moins rémunérés. Cependant, à profession équivalente, elles perçoivent encore un salaire horaire de 10 % inférieur à celui d’un homme. Ainsi, les femmes salariées du secteur privé et des administrations publiques de Bourgogne-Franche-Comté touchent une rémunération annuelle moyenne de 16 300 €, contre 22 100 € pour les hommes.

Des départs à la retraite importants : un actif sur trois aura cessé son activité entre 2010 et 2020

D’ici 2020, près de 363 000 actifs auront cessé leur activité dans la région, plaçant la Bourgogne-Franche-Comté au troisième rang des régions les plus exposées aux départs de fin de carrière. Entre 2016 et 2020, 14,4 % des actifs en emploi de la région en 2009 auront ainsi cessé leur activité, contre 13,7 % en France métropolitaine. Ce fort taux de retrait, supérieur à la moyenne nationale de 1,5 point, s’explique par la part importante des seniors dans l’emploi régional (25,7 %). Les zones d’emploi les plus concernées par les départs en retraite (ouest de la région) correspondent à celles où les seniors sont le plus représentés parmi les actifs.

Quant à l’ampleur des départs à la retraite, il diffère selon les familles professionnelles. Les services aux particuliers (aides à domicile, aides ménagères) et aux collectivités (assistantes maternelles, agents d’entretien), ainsi que les administrations publiques (cadres) seront les plus concernés. Dans la banque et les assurances, près d’un cadre sur deux devrait également libérer son emploi. Enfin, dans le domaine de la santé, le déficit de médecins et assimilés dans certaines zones rurales risque de s’accroître.

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