Engagement #8

Construire le lycée de demain

Notre investissement en faveur des lycées passe par l’injection d’au moins 100 millions d’euros par an, pour les moderniser et en rendre l’accès le plus juste possible. »

La région est en charge de l’investissement et de la gestion patrimoniale des lycées, de l’équipement et des moyens nécessaires au fonctionnement des établissements publics locaux d’enseignement (EPLE). Elle assure les missions d’entretien, d’accueil, d’hébergement et de restauration, et exerce l’autorité hiérarchique vis-à-vis des agents, dans les lycées, qui réalisent ces missions. Enfin, depuis la loi Peillon de 2013, elle partage avec les autorités académiques les décisions annuelles d’ajustement de la carte des formations.

Dans chacune des deux ex-régions, la dotation et l’équipement des lycées présentaient des objectifs similaires et les moyens alloués étaient proches. Cependant les modalités de mise en oeuvre diffèrent. En Bourgogne, depuis 2008, la région pilote l’instruction et l’arbitrage des opérations en lien avec les autorités académiques à partir d’outils collaboratifs. Cette démarche lui permet d’être l’acheteur unique en regroupant les besoins. En Franche-Comté, un plan d’investissement pour le lycée de demain avait été adopté en 2014 en prenant en compte les évolutions démographiques et les besoins sur vingt ans. L’objectif était, comme en Bourgogne, de moderniser le patrimoine pour l’adapter aux besoins fonctionnels projetés et pour le rendre globalement accessible, sécurisé et énergétiquement sobre. En Bourgogne, le plan pluriannuel d’investissement dans les lycées adopté en 2011 a été mené à son terme.

Les deux régions avaient également conduit des politiques volontaristes pour soutenir le pouvoir d’achat des familles et encourager la réussite scolaire : gratuité des manuels scolaires, aides aux premiers équipements et à l’acquisition des caisses à outils des apprentis, financement de projets de vie scolaire, etc.

En matière d’éducation à la culture, de citoyenneté et de mobilité, les deux régions ont mis en place des dispositifs très proches.

La tarification sociale dans les services de restauration et d’hébergement

Tarification sociale des services de restauration et d’hébergement et gratuité des transports scolaires sont le cœur de la politique sociale de la région. Plus qu’ailleurs, les jeunes viennent de milieux modestes (28 % d’ouvriers) : la région doit donc renforcer son intervention en leur faveur, afin qu’ils fassent leurs études dans les meilleures conditions possibles et profitent des services que la région développe pour favoriser leur réussite.

Si la Bourgogne avait déjà unifié ses tarifs, le processus était récemment lancé en Franche-Comté. Pour la rentrée 2016-2017, les tarifs existants ont été reconduits mais un chantier considérable a été lancé pour aboutir en 2017-2018 à une tarification sociale lisible et juste. Dans un premier temps, il concernera les tarifs de restauration. La « charte qualité » et l’opération « Bien dans mon assiette » ont été étendus à la Franche-Comté dès la rentrée 2016. Quant au tri des déchets, il a été progressivement généralisé, à l’occasion des travaux dans les demi-pensions.

La région conduit ses choix dans le dialogue avec le rectorat et la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) pour les lycées agricoles : la collaboration est constante et transparente, dans le respect des compétences de chacun.

La région entend par ailleurs renforcer le travail commun avec les lycéens eux-mêmes dans le cadre de dispositifs de participation innovants, ainsi qu’avec les représentants des parents d’élèves, vis-à-vis desquels le soutien existant en Bourgogne a été étendu à la Franche-Comté.

Garantir l’égalité des chances devant le service public de l’éducation

La priorité : protéger le pouvoir d’achat des familles en développant une politique sociale des lycées : gratuité des manuels et des transports scolaires, tarification sociale progressive pour les services de restauration et d’internat, consolidation des fonds sociaux des lycéens, confirmation de la politique de vie et d’éducation lycéenne. Le dispositif d’appui à la vie lycéenne, pour le financement de projets péri-éducatifs, fera l’objet d’une harmonisation progressive. Le dispositif éco-lycées est élargi à l’ensemble de la région. D’autres dispositifs de vie lycéenne sont étendus à la Bourgogne-Franche-Comté depuis la rentrée 2016 : le prix « l’Echappée littéraire », « BFC reporter », les mini-entreprises.

La gratuité des manuels scolaires, qui se traduit déjà par la même modalité de gestion pour l’ensemble de la région (subvention aux lycées), fera l’objet d’une réflexion partagée sur l’évolution de la place du livre dans les supports pédagogiques et le basculement numérique, déjà largement engagé.

Investir massivement pour construire le lycée de demain, moderne, connecté, économe en énergie, accessible et plus ouvert sur son environnement

La politique de convergence engagée en 2016 conduit la région à établir, dès 2017, une nouvelle stratégie d’investissement dotée d’au moins 100 millions d’euros par an, respectueuse des engagements passés, lisible à l’échelle des 131 lycées de la région. Ce plan d’investissement est un véritable outil d’aménagement du territoire pour garantir la proximité et l’accessibilité des lieux de formation et doit faire apparaître la priorité régionale en faveur des internats. Un diagnostic sera établi afin de réaliser cette planification à partir des bassins d’activités, d’élaborer une carte des formations cohérente et attractive et de mutualiser certains équipements. Concernant le numérique éducatif, l’objectif est d’être le plus ambitieux possible, notamment à travers l’extension de l’environnement numérique de travail (ENT) Liberscol, déjà en place dans les lycées de Bourgogne, aux établissements de Franche-Comté, et dans la perspective d’un projet numérique éducatif à l’échelle du territoire. Pour la région, il s’agit de favoriser et d’accompagner l’innovation et le développement de nouveaux usages pour profiter des opportunités offertes par le numérique.

Enfin, l’investissement dans les lycées privés sera maintenu à la même hauteur qu’auparavant, selon des modalités qui seront progressivement harmonisées et négociées.

Développer l’internat comme outil d’égalité sociale et d’orientation

La modernisation et l’extension des internats en fonction des besoins fait l’objet d’une priorité parmi les investissements programmés. C’est bien souvent l’une des conditions permettant aux lycéens (et à leurs familles) d’effectuer un choix d’orientation en fonction de leur projet personnel et non de contraintes géographiques.

Approfondir le lien école-entreprise : une clé de réussite pour le lycée de demain

La région entend multiplier les initiatives visant à ouvrir les lycées sur leur environnement immédiat, notamment économique. Les entreprises du territoire ont un rôle à jouer pour sensibiliser les jeunes à leurs futurs métiers, leur présenter l’ensemble des opportunités qui s’offriront à eux localement et les informer sur les métiers de demain. Plus que jamais, les entreprises sont les bienvenues dans les lycées.

Ressource utile

10 contributions

Antoine

Je souhaite que dans les établissements on donne la priorité aux conditions de travail plutôt qu'à la communication de la région d'autant que les élèves n'y sont pas sensibles. Le mois dernier, un responsable du lycée Cassin de Macon m'indiquait ne pouvoir améliorer l'ergonomie des postes de travail informatisé faute de budget. Par contre, la semaine suivante la région équipait le self-service de nouveaux plateaux avec le logo de la région BFC en remplacement de plateaux en bon état qui n'en étaient pas pourvu.

THOMAS

Pour que le lycée de demain soit une réussite, il faudrait commencer par respecter les besoins des lycéens :
Prenez le temps d'étudier les horaires de leurs journée (lever à 5 h 30, retour à 19 h 30... trajets de plus d'une heure...+ devoirs et leçon, repas, douche = heures de sommeil très limitées)
Actuellement, les lignes de transports scolaires sont un danger pour leur santé et leur scolarité.
On ne peut pas leur demander d'être au top si on ne leur en donne pas les moyens.

Alors le lycée de demain... il faut commencer aujourd'hui !

Clémentine

2/2
J'ai par ailleurs une propension à m'engager dans divers projets, qui sont ensuite payants sur mon CV et pour mon expérience personnelle, mais aucunement facilités par mon emploi du temps compact de TS, qui ne permet pas la réunion en groupe.
L'école se doit aussi de remplir son rôle démocratique et former les futurs électeurs à un esprit critique, leur donner des arguments pour mettre en perspective les propositions politiques, leur apprendre tout simplement à lire un programme. Il n'en est rien, sauf en spé sciences politiques en ES. Moi il me semble qu'il n'y a pas que les ES qui ont le droit de vote.
Si je dois noter un point positif c'est l'amélioration de la restauration scolaire, très bien menée et qui fait la différence.

Clémentine

1/2
J'ai 18 ans et je termine donc mes trois années de lycée (je note que pour m'inscrire sur votre plateforme l'année de naissance 2000 n'était pas disponible).
La numérisation de l'éducation est pour moi une fausse bonne idée : sur un écran la concentration est bien moindre, de plus le gain en productivité est largement compensé par le caractère chronophage de ces outils. Apprendre à les utiliser est une bonne chose, s'en servir directement comme support d'apprentissage est pour moi plus problématique.
Par ailleurs on ne pourra pas avoir une éducation de qualité tant qu'on aura des classes de plus de 35 élèves, des heures de cours en moins et des programmes fournis. Au final tout est juste survolé pour être dans les temps, on donne la part belle au par cœur plutôt que d'axer sur une réelle compréhension, et on obtient comme ça une amie en TES qui a 14 à son DS sur la 2nde guerre mondiale mais qui est incapable de savoir dans quel camps était de Gaulle, quand on sort du plan type de la leçon qu'elle a appris. Le format de restitution de connaissances pose là aussi pour moi problème.

flogre

Bonjour,

Je n'ai pas compris la hausse des tarifs de restauration qui concernera le lycée raoul follereau de Nevers dès l'an prochain; alors que l'alimentation doit être locale, comment peut-on appliquer des tarifs régionaux; quelle est l'échelle du local et la marge de manœuvre des établissements scolaires en la matière ?
Pouvez-vous me répondre sur ce point merci.
Un parent d'élève

Nom

Vu que nos prochains leaders doivent obligatoirement comprendre l'écologie, il faut que le lycée se mette au diapason. Chaque bâtiment devrait être doté d'une politique pro-biodiversité (je ne dis pas ici séparer les déchets, économiser la lumière) mais accueillir la biodiversité : Ici un programme pour héberger une colonie de martinet, là des hérissons, des chauves souris, un crécerelle, etc. Des gestes simples mais pas tant que cela faisant intellectualiser à nos futurs leaders ce que c'est que conserver et développer la biodiversité...

Métallerie TETE SAS

Bonjour,

Comment peut-on prétendre construire le Lycée de demain en ne payant pas les entreprises qui construisent ceux d'aujourd'hui ???

Malgré le PV DE LEVEE DE RESERVE concernant le gymnase au lycée Lamartine à Mâcon, nous ne sommes toujours pas réglés de notre DGD N°3811 du 31 janvier 2017 d’un montant TTC de 36 161.05€, toujours en attente…!!!

Dans l’attente de votre réponse

Cordialement.

Marc PENIDE
Président SAS TETE
06 07 84 04 79

Montavon Yann

L'enseignement d'aujourd'hui ne fonctionne pas. A quoi bon vouloir abrutir une population alors que celle ci doit et sera celle qui soutiendra et continuera l'oeuvre global. Il ne faut pas sous-estimer les jeunes. C'est stylé d'avoir des mauvaise note, encore plus d'être mature et travailleur. Vous souhaiter un monde meilleur, rendons meilleur le monde. Nous ne sommes pas que des chèvres, échangeons. L'argent n'est rien à côté de l'essence primordiale de la vie, de la lutte.

L'enseignement d'aujourd'hui barbe les jeunes, il doit être souple et instructif. Pour accroître un maximum les connaissances et les facultés cognitives il est nécessaire de s'immerger dans la leçon, de la faire vivre et de la laisser entrer et non pas de vouloir la faire apprendre par coeur. Exemple: les poésie. C'est beau certes, mais on ne se souvient plus de celle que l'on a appris, Mais la chanson "Marley de Danakil" tout le monde peut la chanter car tout le monde a vécu cette chanson.

Des groupes restreints, des activités en libre-service, des enseignement médiateur/coordinateur plus que teacher. Une évolution globale et nivelé selon les besoins de chacun. du temps libre et des espaces de libre échanges. Voilà ce qui change le monde.

Arrêtons de suivre les idées d'une élites qui ne représentes qu'eux même. La véritable révolution et la vériatable lumière c'est celle de tous, celle que l'on suit car on aime et sait que c'est bon et vrai.

Adeline Tosello

"Les entreprises sont les bienvenues dans les lycées" mais n'oublions pas que le rôle de l'école n'est pas seulement de former de futurs travailleurs formatés aux emplois locaux.
Plus encore qu'hier les jeunes doivent développer des capacités d'adaptation face à un marché du travail à la fois en constante évolution et à la fois de plus en plus tourné vers le national et l'international.
Le rôle de l'école est aussi d'offrir aux futurs citoyens toutes les compétences, habiletés réflexives, analytiques et de prises d'informations, qui leur permettront de faire des choix éclairés dans une société elle aussi en évolution permanente...

Brigitte BAIN

investir dans des établissements à taille humaine qui préparent l’avenir des jeunes

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