Convention pour le climat et la biodiversité – 3e session

Ce vendredi 2 février, le CREPS de Dijon a vu se réunir pour la troisième fois citoyens et experts du climat et le la biodiversité.

France 3 Franche-Comté en parle

Isabelle Brunnarius, journaliste pour la chaîne TV locale avait carte blanche pour relater le déroulé de la Convention « de l’intérieur ». Présente sur le plateau le 5 février, elle a pu livrer un bilan des premières sessions :

La présidente au plus près des citoyens

Vendredi matin, la présidente de la Région Marie-Guite Dufay a ouvert le bal par un discours encourageant.

Je suis subjuguée par les premières recommandations environnementales que vous préconisez. Vous avez insisté sur la sobriété des modes de vie en dépensant moins. Dépenser moins d’énergie et moins de ressources. Revenir à quelque chose de plus humain, tout en faisant attention au lien social et replacer l’humain au centre de tout.

L’ancien directeur du muséum national d’Histoire Naturelle Bruno David s’est également déplacé pour présenter une conférence sur la crise climatique.

Aujourd’hui, ce n’est pas tant l’ampleur du changement qui pose problème, car la planète a connu d’autres crises, mais c’est la vitesse du changement

Pour le chercheur, il est important de considérer l’humain comme un élément de la nature (c’est ce qu’on appelle le monisme), et non pas de façon séparée. Concernant la crise environnementale, «est-ce grave docteur ?» questionne t-il. Sa réponse est oui, mais pas forcément pour les raisons auxquelles on pense. La Terre a effectivement connu des périodes de changement de grande ampleur, mais ces changements ont duré à l’époque plusieurs dizaines de milliers d’années. Les écosystèmes avaient le temps de s’adapter. «Aujourd’hui, ce n’est pas tant l’ampleur du changement qui pose problème, car la planète a connu d’autres crises, mais c’est la vitesse du changement. On bouge le thermostat à une vitesse de quelques décennies, au mieux d’un siècle, et c’est ça le principal problème». Cette situation va entrainer des conséquences qui vont bousculer les sociétés. Réaliste et optimiste, il considère qu’il est encore temps d’agir. L’homme étant à l’origine du problème, le chercheur considère qu’il peut trouver des solutions.

Le GREBE

Déclinaison du GIEC, la région a mis en place le GREBE (Groupement Régional des Experts de la Biodiversité et de l’Environnement). Le nom fait aussi référence à un oiseau aquatique présent en Europe. Le groupe présidé par Bruno David est composé d’un quinzaine de chercheurs (Météo-France, sociologues, naturalistes…). Il est chargé de faire un état des lieux transversal sur les aléas climatiques et la biodiversité en Bourgogne-Franche-Comté. Le Grebe s’est mis en place à l’automne 2023. Une première réunion s’est tenue le 19 décembre 2023.

Le GREBE en décembre 2023

Le groupe Transverse

Les citoyens ont ensuite pu bénéficier de l’expertise du groupe « Transverse », une assemblée composée de 26 professionnels et agents de la région. Retrouvez l’article détaillé sur le sujet juste ici.

Des idées de bon présage pour la suite

Au terme de deux jours chargés en émotions et rythmés par des échanges prospères en solutions innovantes, l’heure de se quitter sonne et chacun est libéré pour le restant du week-end.

Rendez-vous les 15 et 16 mars 2024 pour la prochaine session !

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